: Rubrique Société :

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8 mars 2020
fabilou , le 08/03/2020 19h10

A toutes celles qui pensent que ça ne sert à rien de se battre car rien ne change ou trop lentement, je dis que ce ne sont pas des raisons pour arrêter le combat, bien au contraire ! Je ne sais si c’est une conséquence de l’affaire « me too » dont on dit qu’elle a libéré la parole des femmes, mais cette année, pendant huit jours, il y a eu une série d’émission sur la rtbf (radio télévision belge francophone) qui a remis en lumière l’histoire du féminisme. C’est édifiant !
Un exemple parmi d’autre : « jusqu’à la fin des années 1970, en Belgique, une femme avait besoin de l’autorisation de son mari pour pouvoir travailler. On entend bien sûr par là pour exercer une autre activité que le travail ménager. Cette autre activité avait l’avantage d’être rémunératrice et était donc appréciable pour les revenus du ménage.
Depuis 40 ans nous sommes libres d’exercer la profession de notre choix, selon notre volonté, en étant limitées, comme les hommes, par les aléas des circonstances économiques. »

Merci à la rtbf d’avoir mis tout cela en lumière. Plus que jamais j’ai envie de continuer, de ne pas baisser la tête, de vivre comme vivent les hommes, sans avoir à se justifier.
A tous ceux que j’ai croisés, qui depuis ma plus tendre enfance mont donné confiance en moi, je dis merci. Merci. Merci. Je ne le dirai jamais assez.

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oeildelynx68100, le 08/03/2020 19h19

Merci Fabilou pour cet éclairage. On ne se rend pas toujours compte que des pays juste à côté du notre n'ont pas eu les mêmes "privilèges" en même temps...
Voilà ce que j'ai trouvé pour la France :
1944 : Droit de vote et d'éligibilité pour les femmes.
1965 : Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l'autorisation de leur mari.
1972 : - Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal ».
Toutes ces choses sont effectives également grâce au combat de femmes qui n'ont rien lâché?

tatyaya, le 08/03/2020 19h29

Sans oublier les sujets plus spécifiquement féminins (mais pas que...) Merci Simone Veil.

tatyaya, le 08/03/2020 19h36

Merci, Fabilou, en ce 8 mars, c'était l'occasion de nous rappeler que le combat des femmes doit continuer.

zera, le 08/03/2020 19h51

Et le droit de vote en 1947

michelle46, le 08/03/2020 19h58

En 1974 mon chef de service m'a dit : "vous comprenez vous êtes une femme vous ne pouvez pas avoir le même salaire que Mr. X, (qui était dans le même service que moi et nous avions le même travail), vous c'est un revenu d'appoint !

fleur, le 08/03/2020 20h18

Ma grand-mère paternelle était dans le premier comité pour le droit de votes des femmes au Québec.

oeildelynx68100, le 09/03/2020 18h39

Le droit de vote en France était en 1944, date à laquelle les femmes pouvaient également se présenter aux élections...
Ma mère, née en 1912 était la première femme a avoir le droit à se présenter au diplôme de "Maitre tailleur" (tailleur de vêtements hommes), examen qu'elle a réussi avec brio. Dommage que le diplôme se soit perdu au fil des déménagements? En ces temps là c'étaient de vraies oeuvres d'art.

fleur, le 26/03/2020 20h29

L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN.

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...).

Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (le Hirak à pris fin).

Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales. ..).

Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu ( baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...).

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie.

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour clôner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l'Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge.

Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière.

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?

Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence.

Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus.

Restons chez nous et meditons sur cette pandémie.

Aimons-nous vivants !

fabilou, le 27/03/2020 14h06

Fleur, pourquoi ne pas avoir créé un nouvel article ? Ton message est plein de bon sens. Mais ceci va au-delà de la lutte pour les droits et devoirs égaux pour les femmes et les hommes.

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